“Vivre, c’est passer d’un espace à un autre en essayant le plus possible de ne pas se cogner”, écrit ailleurs Perec.
Méticuleusement mais aussi furieusement, et profusément, elle fixe au mur comme sur le papier des instants, par tous les moyens (aquarelle, huile, crayon, encre de Chine, fusain).
Des moments “de poésie, de trains de nuit, de sables chauds” (Perec encore, dans Les Choses), de gaieté et de mélancolie, pleins de corps et plein d’âme(s), volatils comme les volutes d’une cigarette ou la texture d’un souvenir, d'un moment d'hilarité, qui oscillent entre la crudité des couleurs et la tentation de la calligraphie, et qu’elle recompose sur des supports de récupération.
Morceaux de papiers ou de cartons, planches de bois qu’elle trouve dans la rue, et se garde bien d’encadrer.
( David Sanson, auteur et journaliste, commissaire de la Villa Médicis Hors-les-murs )

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